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Nos recettes auvergnates

29 Nov

Les recettes de Brigitte sont enfin disponible ! Retrouvez-les dans la rubrique « Les recettes glanées en chemin »

Au menu :

Sirop de sureau

Limonade de frêne

Pâté végétal

Pesto d’ortie

Truffade (à base de pommes de terres et de tomme fraîche)

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Dernier jour…

22 Nov

Et voilà… C’est notre dernier jour à la ferme de la Palfichade… Voici un dessin d’ensemble de la ferme pour que vous puissiez mieux vous représenter les lieux.

Quelques recettes de la ferme devraient bientôt suivre sur le blog.
A très bientôt !

Clémentine et Valérian

 

 

Soins à l’argile

21 Nov

La terrasse où nous déjeunons tous les midis

A l’école j’ai appris l’agronomie de manière théorique, mais une fois sur le terrain c’est une autre paire de manches ! Bêcher, planter, semer, mais aussi clouer, scier, visser, nous croyons tous pouvoir nous y mettre, nous pauvres citadins. Je suis ici pour témoigner que ce n’est pas si simple que ça …

Hier, après le déjeuner, nous avions entrepris de découper des cartons pour recouvrir une partie du potager. Alors que Brigitte, bien organisée, plante son couteau dans la terre à chaque fois qu’elle a fini de l’utiliser, je me contente de l’abandonner dans l’herbe. Aussi, personne n’a été étonné quand je me suis finalement retrouvée avec un couteau planté dans le genou ! Heureusement, plus de peur que de mal et même si ça saigne, ce n’est pas profond. Déjà 4 doigts endoloris et une genou depuis le début de la semaine… A se demander si je rentrerai en un seul morceau ! Croyez-en mon expérience, en WWOOFing, tous les moyens sont bons pour se faire mal : se donner un bon coup de marteau sur le doigt en croyant viser un clou, se couper avec un couteau de cuisine, se coincer le doigt entre la barre à mine et un piquet, se retourner une pierre sur le pied, …

D’ici la fin de ce projet, je me suis donc fixée deux nouveaux objectifs : utiliser mes mains mais aussi ma tête et prendre le temps avant d’agir, car comme le dit Pierre Rabhi : « Je n’ai jamais vu courir un authentique paysan ».

Montage de l’isolation terre-paille

Heureusement aujourd’hui, nous avons commencé à isoler l’ancienne écurie grâce à un mélange terre-paille, un boulot un peu plus technique, mais moins risqué ! Grosso modo, on mélange de l’argile à de l’eau, pour obtenir une mixture assez liquide. Puis on verse l’équivalent d’un seau de cette boue sur une petite botte de paille afin qu’elle en soit couverte, mais pas non plus imbibée. Enfin, après avoir posé des armatures en bois autour du mur, on y tasse la paille qui recouvrira tout le mur d’une couche d’une dizaine de centimètres d’épaisseur (voyez la photo, c’est peut-être plus explicite!).

Après trois heures de travail, nous finissons le premier mur et c’est en lavant mes mains pleines d’argile que je m’aperçois, non seulement que j’ai la peau toute douce, mais surtout que mes blessures ont cicatrisé à une vitesse grand V. C’est bon, même si je reste maladroite, j’ai trouvé la solution miracle !

Clémentine

Le secret d’une bonne tisane des montagnes…

19 Nov

Aujourd’hui une mission nous est confiée : terminer de tresser des genêts sur les barrières autour du potager. Nous sommes chacun d’un côté de la barrière, tressant nos branchages à travers les mailles du grillage. Mon attention alterne entre mon travail de tressage et Clémentine qui grogne de temps en temps : son réveil est difficile.

Les genêts, nous les avons coupés vendredi après-midi pour nettoyer la pâture des ânes. Cette barrière est destinée à freiner le vent pour augmenter la température du potager et éviter le gel le plus possible. Comme toujours, Brigitte cherche ainsi à utiliser des méthodes agroécologiques pour améliorer ses cultures : plus tard ce seront des arbres et des mares qui prendront la relève pour maîtriser la température.

Et voici enfin le travail ! Le reste du potager est clôt avec des barrières en bois, toujours pour le même principe.

Je profite de la longue pause déjeuner pour dessiner un peu, et m’intéresse au séchoir solaire de Brigitte. Orienté plein sud, elle l’utilise pour sécher les feuilles destinées à la préparation de ses tisanes. Mais cela lui permet aussi de préparer les feuilles d’ortie pour son délicieux « pesto » d’ortie !

Séchoir solaire

 

 

Valérian

 

Un week-end auvergnat

19 Nov

Nous avons profité du week-end pour visiter les environs de la ferme, de l’ascension du Puy de Sancy jusqu’au festival du carnet de voyage à Clermont-Ferrand qui nous a donné plein de nouvelles idées! Vous pouvez aller voir sur le site de la 13ème édition du festival pour vous faire une idée des carnétistes que nous avons rencontrés : http://www.rendezvous-carnetdevoyage.com/.

Vue du Puy de Sancy depuis la vallée de Chaudefour

Chou(x)ting à la ferme

17 Nov

Choux dans le potager de Brigitte

La ferme de la Palfichade kesako ?

16 Nov

Framboise et Sureau (enfin, on suppose que c’est Sureau !…)

Nous voici déjà à la fin de la semaine et nous ne vous avons toujours pas présenté la ferme de la Palfichade !

Brigitte possède 15 hectares dans la vallée de Chaudefour, à 45 minutes au sud de Clermont-Ferrand. La propriété est à flan de montagne. On y accède par une route qui domine la vallée. Après un virage, un chemin de terre serpente sur la gauche et mène jusqu’à une vieille maison, dont la toiture a été refaite en tôle, 50 mètres en contrebas. En la contournant on tombe nez à nez avec cinq ânes, occupés à grignoter les perches de bois qui tiennent lieu de clôture. Si l’on poursuit en descendant vers la droite on abouti rapidement au potager dont Brigitte se sert pour sa consommation personnelle. A cette saison, il est recouvert de paillage et on ne croise que quelques choux et poireaux, mais au printemps ça doit sûrement être autre chose ! En longeant le potager par la droite, on atteint un petit sentier qui descend jusqu’à la Couze de Chaudefour. Couze, est le terme employé dans la région pour désigner un cours d’eau.

Quinze hectares donc, qui s’étendent de la route jusqu’au torrent. A la belle saison (de juin à septembre), Brigitte y récolte des plantes sauvages médicinales qu’elle fait découvrir et vend aux touristes et aux gens du coin. Elle utilise une quinzaine d’espèces différentes qu’elle cueille sur son terrain : du sureau, de l’origan, du framboisier, du frêne, du serpolet, de l’aubépine, du cassis, de l’arnica, de la gentiane, … La ferme propose aussi un hébergement en gîte, des tours en âne, des ateliers « four à pain », des repas réalisés avec des produits de la ferme. En hiver, quand il n’y a plus de plantes ramasser et que le chemin d’accès à la maison est recouvert d’un mètre de neige, Brigitte se met à la poterie et réalise des assiettes, des carafes, des bols, mais aussi des masques, des appliques, des mobiles qu’elle vend également sur place dans son petit magasin.

La maison est divisée en plusieurs parties. Théo, le fils de Brigitte, a une chambre sous le toit à laquelle on accède par un escalier extérieur. Si on contourne la maison par la gauche, une porte donne accès au gîte où nous sommes logés, qui occupe la moitié du premier étage. Ici on a tout ce qu’il faut : une pièce avec un poêle, une cuisine, une salle de bain et si on monte un petit escalier, une chambre sous le toit. L’autre moitié de l’étage est consacré au magasin de poteries et à l’exposition de plantes sauvages. Au rez de chaussée c’est la partie habitée par Brigitte. Dans la pièce centrale, deux chats, Chatoune et Chipie se prélassent devant le poêle ou sur la table à manger alors que Myrtille, la nouvelle petite chatte, se faufile dans tous les coins à la découverte d’un nouveau jeu et se fait courser par Malouk dès qu’elle s’aventure un peu trop loin (rappelez-vous, Malouk c’est le grand chien de berger gris dont on a parlé dès le premier jour !). Bref, c’est une belle pagaille dans laquelle Brigitte tente régulièrement de mettre de l’ordre par un « Malouk : panier ! ». La pièce est simple, un peu sombre, meublée d’une grande table, d’un petit bureau, du poêle et de la cheminée dans laquelle on cuit le pain. On y trouve un peu de tout, empilé ça et là : des livres, des bougeoirs en terre cuite, des sacs de plantes séchées, toutes sortes de pots de confitures et sirops,… Ici, pas de vaisselle Ikea, tout est en poterie décorée à l’émail, et Brigitte a même fabriqué une boîte à fromage de la circonférence d’un St Nectaire !

Clem

Première leçon d’agronomie

14 Nov

Paillage des choux

Aujourd’hui, un peu d’agronomie !

Nous avons passé la journée d’hier et d’aujourd’hui à préparer le sol pour l’hiver. Le principe est simple : une couche de carton, puis des couches successives de fumier, de feuilles, de foin et de paille viennent s’accumuler sur les terrasses où Brigitte plantera ses légumes l’année prochaine. L’hiver est long ici : cela ne se fera pas avant juin ! Tout ce qu’on apporte vient du coin : le fumier provient des cinq ânes de la ferme (Sureau, Framboise, Caramel, Nougat et un cinquième dont le nom m’échappe mais il doit être bon lui aussi), les feuilles viennent du bois au dessus de la ferme, la paille et le foin sont fournis par des agriculteurs voisins.

Ces étages successifs qui vont se dégrader à des vitesses différentes permettent d’apporter à la fois du carbone et de l’azote au sol. L’apport de débris végétaux divers favorise également la biodiversité du sol. On obtient donc des sols plus riches en matière organique et mieux structurés, qui retiennent mieux l’eau et limitent l’érosion des sols.

Nous avons enfin apporté de la paille, des coupes de mauvaise herbes et du foin autour des jeunes arbres du jardin. L’intérêt est surtout qu’ils puissent passer l’hiver au chaud grâce à la décomposition des débris végétaux, véritable couverture chauffante ! Les veinards…

Valérian

Premiers travaux agricoles à la ferme de la Palfichade

13 Nov

Quelques photos en vrac de nos premiers travaux

Clémentine charge la camionnette de foin qui servira à recouvrir les sols avant l’hiver

Ramassage de feuilles le long de la route (Clem et Brigitte)

Brigitte et Valérian recouvrent les terrasses de feuilles mortes pour préparer le sol avant l’hiver

 

Valérian débite du bois pour nous chauffer pendant les 2 semaines

Premiers jours en WWOOFing à la ferme de la Palfichade

13 Nov

Lundi 12 novembre

Route au-dessus de la ferme de la Palfichade

Ce matin, réveil à 7h15. Nous prenons la voiture pour affronter avec entrain les embouteillages matinaux, car contrairement au autres automobilistes qui se dirigent vers leur bureau, nous sommes en route vers le Massif Central !

Après plus de trois heures sous le brouillard, le ciel se découvre enfin alors que nous arrivons en Auvergne, pour nous laisser découvrir ses volcans aux sommets déjà enneigés. Sur les petites routes qui nous mènent jusqu’à la ferme de Brigitte, surveillés de près par les rapaces perchés sur des piquets de clôtures, nous apercevons déjà les premiers panneaux « vente de St Nectaire », signes d’un séjour qui démarre en beauté ! Enfin, à la sortie d’un virage, un grand panneau de bois peint nous invite à nous garer en bord de route et à poursuivre à pied pour descendre jusqu’à la ferme de la Palfichade. Après quelques dizaines de mètres, parvenus face à une petite cabane qui ne possède apparemment ni eau, ni électricité, nous nous demandons si nous sommes arrivés ou s’il nous faut encore descendre. Chacun y va de son point de vue, mais nous finissons pas tomber d’accord : cette cabane est beaucoup trop petite pour héberger Brigitte, les WWOOFers, les vacanciers, le magasin de poteries, le séchoir pour les herbes médicinales, etc. Nous poursuivons donc encore sur quelques centaines de mètres pour découvrir une maison au toit de tôle dont la cheminée fume. Nous sommes accueillis par Malouc, un grand chien de berger gris, suivi de près par notre hôte, alertée par les aboiements. Brigitte est petite avec des cheveux gris coupés courts et un grand sourire. Elle nous laisse nous installer dans le gîte où nos logerons puisqu’il n’est pas loués jusqu’au vacances de Noël. Habituellement les WWOOFers habitent une petite roulotte en face du gîte qui semble confortable et a même un poêle à bois.

Une fois installés et après avoir bu un thé, nous montons dans la voiture de Brigitte pour aller chercher du bois au dessus de la route où nous avions laissé notre voiture. Nous remplissons le coffre en une petite heure, mais c’est en bas que le plus gros du travail nous attend puisque nous devons couper le bois en bûchettes pour qu’elles rentrent dans le poêle ! Répartition du travail un peu machiste, mais efficace : Valérian débite les bûches à la scie, pendant que je coupe le petit bois et que je le rentre. Magnifique synchronisation, nous finissons notre travail quelques minutes avant qu’il ne fasse complètement nuit. C’est l’avantage de travailler sur une ferme en hiver : après 18h, c’est la fin de la journée !

A 19h nous faisons le tour de la maison pour rejoindre Brigitte chez elle. Tout d’abord elle nous fait goûter son apéritif local : 1/3 de sirop de sureau maison, 2/3 de vin bio auvergnat. A refaire chez vous si cela vous tente, nous avons même appris la recette du sirop que vous pourrez retrouver dans notre rubrique « recettes ». Pour le dîner, soupe de légumes et pâté végétal (nous avons aussi la recette!), suivi d’un morceau de roquefort que nous avions rapporté d’une randonnée en Lozère. Après le repas, en buvant une tisane, Brigitte nous montre ses livres sur la permaculture, sur les jardins en altitude, elle nous parle d’une conférence de Pierre Rabhi qui a lieu à Clermont Ferrand la semaine prochaine et même d’un festival du carnet de voyage ce week-end. De quoi remplir nos temps libres !

Clem