Descriptif du projet

Quand l’agriculture s’invite en ville

Le projet

Une série de 6 émissions sur le thème de l’agriculture urbaine :

1 / Agriculture urbaine et circuits courts : qu’est-ce que c’est ?

Sortie : 28 Novembre 2012

Visible sur internet

2 / Agriculture urbaine et souveraineté alimentaire (France et Maroc)

Sortie  : 13 Mars 2013

Visible sur internet

3 / Agriculture urbaine et solidarité (France et Equateur)

Sortie : 5 Juin 2013

Visible sur internet

4 / L’agriculture bio et l’agriculture conventionnelle : regards de citadins et d’agriculteurs – émission réalisée par des lycéens en lycée agricole à Dol de Bretagne

Sortie  : Juillet 2013

Visible sur internet

5 / Agriculture urbaine et foncier agricole périurbain (France)

Sortie : 18 Septembre 2013

Visible sur internet

6 / La ville et le végétal (France et Québec)

Visible sur internet

Sortie : 30 Octobre 2013

Objectifs du projet 

– Diffuser des initiatives positives et innovantes

– Créer du lien entre les acteurs, par le biais de nos émissions

– Diffuser les idées et les contacts

-Sensibiliser à la thématique du Développement Durable

Des émissions tournées dans quatre pays :

France

Maroc

Québec

Equateur

Un partenariat avec le MRJC de Bretagne (Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne) pour impliquer des jeunes lycéens.

Des soirées-débats organisées pour la projection des émissions.

Ces émissions sont en licence libre. Si vous souhaitez vous les procurer, n’hésitez pas à nous contacter!

Les porteuses de projet

Nous sommes deux ingénieures agronomes, fraîchement diplômées de l’école d’agronomie de Rennes, Agrocampus Ouest. Nous souhaitions nous consacrer un an à la réalisation de reportages et à la découverte d’autres frontières avant d’aller plus avant dans notre vie active.

Diane Giorgis

J’ai grandi au contact de la nature avec les scouts. Je suis passionnée par la culture, et notamment le théâtre, la littérature et le cinéma depuis de nombreuses années. J’ai découvert mon intérêt pour les problématique de développement liées à l’agriculture à mon arrivée à l’école d’agronomie. Pour moi, il est important d’aller à la rencontre des autres pour se comprendre et bâtir un monde serein, et j’ai toujours été très attirée par les autres cultures et la compréhension de l’être humain. Il m’est aussi nécessaire de m’impliquer dans ma ville et de prendre part à la vie culturelle et sociale de ma cité. En effet, je réfléchis beaucoup aux questions de développement local, du lien entre les gens et de la continuité entre la ville et la campagne.
Au cours de ma spécialisation d’ingénieur, j’ai travaillé sur le projet Rennes ville vivrière. Nous nous sommes interrogés sur la capacité de Rennes Métropole à assurer son autonomie alimentaire. Je me suis alors posée la question des modes d’alimentation et du développement durable (soutenable) des villes. La question de l’agriculture paysanne, de la relocalisation des échanges et du bien commun sont aussi des sujets que je questionne dans mon travail de recherche sur le projet BipPop.

D’une nature assez entrepreneuse, créative et indépendante, je souhaitais mettre à profit mon année de sortie d’étude pour monter et porter un projet ambitieux. Le besoin de voyage et de découvertes de Virginie a rencontré ces envies et nous nous sommes lancées dans La tour née des potagers!

Dans le projet, je m’occupe de la partie des tournages en France, du travail avec le groupe de lycéens à Dol de Bretagne et de la diffusion des émissions. Avec ce projet, je souhaite que Terre en vue soit un véhicule d’idées et de contacts pour mettre en oeuvre des projets vivriers et d’échanges locaux.

Virginie Colomb

Si je devais me trouver une passion, la seule qui me viendrait à l’esprit sera « la Découverte ». J’aime lever le voile de l’inconnu, engranger de nouvelles connaissances – même si l’oubli se fait un malin plaisir à les ronger à une vitesse infernale. Lorsque l’ombre de mon ignorance se fait trop grande me voici prête à partir sous le soleil savoir.

Cet amour pour la Découverte suffit à lui seul à expliquer mon engouement pour

   Virginie                    la lecture – découverte d’histoires

                                                                                                                                       les sciences – découverte de l’Univers

       l’art – découverte d’émotions

                                                              le voyage – découverte de cultures

et de nombreux autres domaines que je ne pourrais tous citer sans risquer de lasser le lecteur.

Créative et inventive, je perçois chaque instant comme source d’inspiration.

A l’école d’agronomie de Rennes je me spécialise en environnement et l’idée que la dichotomie Homme-Nature (de la culture ouest-européenne qui est la mienne) ne saurait être encore d’actualité me trotte de plus en plus dans la caboche. Aussi dès que l’occasion se présente, je crée avec Diane le projet La tour née des potagers. Projet qui me permet de caresser l’espoir de voir pousser et fleurir des villes durables (puisque c’est le terme adopté par un grand nombre de gens).

La tour née des potagers est l’occasion pour moi de satisfaire ma soif de découvertes. Je suis responsable des reportages se déroulant à l’étranger.  Sac sur le dos, passeport en poche, je suis en partance pour le Maroc, l’Équateur, le Canada …

L’agriculture urbaine

Selon la FAO1, l’agriculture urbaine se réfère à des petites surfaces (par exemple, terrains vagues, jardins, vergers, balcons, récipients divers) utilisées en ville pour cultiver quelques plantes et élever de petits animaux et des vaches laitières en vue de la consommation du ménage ou des ventes de proximité. Il s’agirait donc d’une agriculture à majorité non professionnelle, de petite échelle et n’ayant pas pour but de vendre la production mais plutôt de la consommer. A l’inverse, l’agriculture périurbaine correspond à des unités agricoles proches de la ville qui gèrent des exploitations intensives commerciales ou semi-commerciales en pratiquant l’horticulture (légumes et autres cultures), l’élevage de volailles et d’autres animaux destinés à la production de lait et d’œufs. Cependant, on observe que pour certains pays, l’activité agricole des urbains ne se pratique pas dans la ville mais parfois à des centaines de kilomètres de la ville, et inversement, des activités agricoles très loin de la ville ont une forte répercussion sur elle. C’est le cas de l’agriculture familiale en russie2 et du système des Teikei au japon3.

Nous avons donc choisi de définir, dans notre projet, l’agriculture urbaine de la manière suivante : toute activité agricole, professionnelle ou non, ayant un impact direct ou indirect sur les populations urbaines. Cette définition prend compte les différentes formes d’agriculture urbaine autour du monde, ainsi que les différentes composantes de cette agriculture.

L’agriculture urbaine a en effet plusieurs aspects intéressant en matière de développement durable, elle est d’ailleurs soutenue par de nombreux pays, de nombreuses villes dans leurs programmes politiques de développement durable (le plan d’action « Restaurer la nature en ville » du Grenelle de l’environnement en France en est un exemple. L’agriculture urbaine est aussi reconnue intéressante pour favoriser l’accès à la nourriture et à une nourriture de qualité par les institutions internationales (FAO4 , OCDE5). Enfin, par sa définition même, elle contribue à la création de lien social, inter-générationnel et surtout, au maintient du lien entre la ville et la campagne.

Différentes initiatives de solidarité citoyens-paysans, de circuits courts de proximité, de soutien à une agriculture durable, voire biologique et d’éducation à l’agriculture, naissent autour du monde. Elles sont pour partie basées sur des initiatives provenant des pays du Sud Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est de remarquer que non seulement toutes ces initiatives fleurissent autour du monde en même temps, mais en plus, elles sont prises en considération par les politiques publiques et les programmes de développement. Ce ne sont pourtant pas des initiatives nouvelles à proprement parler. Par exemple, les jardins ouvriers existent en Europe depuis la première moitié du XIXème siècle et étaient alors destinés à améliorer les conditions de vie, et notamment d’accès à la nourriture des ouvriers. Mais ils ont été transformés en jardins familiaux et les urbains peuvent y produire de quoi nourrir leur foyer.

Pourquoi ces initiatives sont soudain mises en lumière par les politiques publique et les organismes de développement ? En quoi sont-elles novatrices et porteuses de solutions pour un avenir durable ?

Sans prétendre répondre à ces questions, notre film s’attachera à décrire différentes initiatives autour du monde. Il dégagera leurs similitudes et leurs différences, ainsi que les logiques de fonctionnement. Et nous tenterons de montrer que l’agriculture urbaine a un rôle à jouer pour la souveraineté alimentaire.

Le schéma ci-dessous résume les différents liens entre agriculture urbaine et souveraineté alimentaire.

Article rédigé par Diane pour TERRE EN VUE.

2 / Boukharaeva, L et M. Marloie (2010). « L’apport du jardinage urbain de Russie à la théorisation de l’agriculture urbaine », VertigO – la revue électronique en sciences de l’environnement [En ligne], Volume 10 numéro 2 | septembre 2010, mis en ligne le 13 septembre 2010. URL : http://vertigo.revues.org/9919.

3 / H. Amemiya, Le Teikei : la référence japonaise de la vente directe de produits fermiers locaux, in L’agriculture participative, Juin 2007, PUR

4 Réponses to “Descriptif du projet”

  1. Nathalie Vanegas novembre 26, 2012 à 11:27 #

    Ce projet est une très bonne initiative de votre part, j’ai hâte de voir vos reportages car j’avais entendu parler du développement du système Teikei au Japon qui a beaucoup attiré mon attention notamment sur les principes sociaux de ce système qui essaye d’établir des liens cordiaux et créatifs entre les personnes et d’assurer le respect et la confiance, pas seulement des relations économiques.
    Je voudrais donc bien grâce à vous pouvoir comprendre comment un tel système pourrait bien se développer a Rennes par exemple.
    Merci

  2. Gabriel janvier 31, 2013 à 5:25 #

    Le projet est très intéressant ! Je suis moi même en train de faire un projet de création d’une Maison de l’Agriculture Urbaine sur Angers ! Pour voir l’article, cliquez sur ce lien ci-contre : http://lasocietesolidaireetdurable.com/2013/01/28/la-maison-de-lagricutlure-urbaine-un-nouveau-projet-de-societe-solidaire-des-hommes-et-durable-pour-la-planete/

  3. beaumier mars 19, 2013 à 5:43 #

    bonjour, je viens de constituer un bureau d etudes et de promotion sur rennes afin d implanter des fermes urbaines sur les toitures terrasses des immeubles existants ou dans un projet de construction .. Je developpe un concept d eco rue .. J’ai un tres bon reseau chez les offices hlm de rennes et promoteur afin initier un projet a rennes et je suis entrain de prospecter rennes pour identifier une rue potentiellement transformable en éco-rue ..

    • beaumier mars 19, 2013 à 5:45 #

      N hesiter pas a prendre contact avec moi pour echanger ..

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